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Résultats Bovins croissance 2016

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Le 13 avril dernier, sur l’exploitation de Pierre Jeanpert à Conthil, s’est tenue la réunion annuelle Bovins Croissance. Ce rendez-vous entre éleveurs et techniciens est l’occasion de remettre les Sabots de bronze et d’aborder plusieurs sujets. Les résultats de croissance et la première indexation génomique 2016 ont été présentés. Les discussions qui ont suivi se sont portées sur les moyens mis en place pour écarter les tares génétiques.

Les conditions climatiques difficiles  se sont faites sentir sur les performances des veaux.

L’année humide de 2016 a causé des dégâts à plusieurs niveaux. Le premier est dans la gestion des pâturages. Nous avons pu voir des troupeaux entiers rentrés dans les bâtiments pour ressortir quelques semaines plus tard, dans des parcelles parfois noires de terre. S’en est suivie une période sèche où l’herbe n’a pas pu revenir à un niveau suffisant.

Les fourrages récoltés tardivement et souvent dans de mauvaises conditions ont pénalisé les croissance des veaux de 150 à 160 g/j lors de la première pesée (aux environs de quatre mois). Nous avons pu observer que sur les deuxièmes pesées, les animaux ont tendance à réaliser de la croissance « compensatrice » à partir du moment où ils commencent à consommer des concentrés.

En général, les troupeaux limousins suivis font un tiers des veaux entre août  et le 1er novembre (début de campagne Bovins croissance), et plus de la moitié avant le mois de décembre ; Alors que pour les charolais, plus de la moitié des veaux naissent de novembre à janvier inclus.

Performances et niveaux génétiques 2016

 

 

Mâles

Femelles

 

38

34

38

34

PAT 120 (Kg)

194    (+4)

189     (-1)

184     (+7)

176     (-1)

PAT 210 (Kg)

317    (+7)

301     (-6)

284     (+4)

273     (-7)

0 – 120 (g/j)

1206  (+29)

1188   (-35)

1142   (+47)

1097   (-18)

120 – 210 (g/j)

1349  (+15)

1242   (-66)

1102   (-27)

1072   (-70)

0 – 210 (g/j)

1280  (+33)

1208   (-39)

1132   (+14)

1092   (-32)

 

 

Des limousines de grand format en Moselle

On constate un gros écart de format d’animaux si l’on compare la Moselle avec la moyenne nationale. Les vaches limousines mosellanes ont un grand format de type « élevage » c’est-à-dire un développement squelettique (DS) élevé et un développement musculaire (DM) en dessous de la moyenne nationale avec beaucoup de potentiel de croissance (Crsev).

Les qualités maternelles sont également au rendez-vous (Avel = aptitudes au vêlage et Alait = aptitude à l’allaitement). Les index ISEVR (index de synthèse au sevrage) et IVMAT (index qualité maternelle) indiquent l’orientation raciale.

Situation génétique maternelle en race limousine

 

De grandes charolaises avec un bon IFNaiss

En race charolaise le constat est le même : on y retrouve des vaches à gros format (DS élevé) avec à peine moins de conformation musculaire que la race (DM). Malgré ces gros formats observés, l’index IFNaiss est identique à la moyenne de la race.

Situation génétique maternelle en race charolaise

 

Un gain de précision et de temps avec la génomie

 

Les différentes unités de sélection ont déjà récolté leurs banques de données d’échantillons biologiques afin d’obtenir des résultats pertinents.

Sur l’édition des BGTA 2016 (Bilan Génétique du Troupeau Allaitant), France Génétique Elevage a intégré l’approche génomique aux index actuels.

Jusqu’à maintenant, un taureau n’ayant pas d’évaluation génomique mais ayant produit 25 veaux pouvait prétendre obtenir des index avec des CD (coefficient de détermination) de 0.65.

Aujourd’hui, l’indexation génomique permet un gain important de précision sur les index, de l’ordre de 25 à 40 % selon l’index.

Quelques exemples :

- un jeune taureau (14-15 mois) issu de station d’évaluation individuelle peut prétendre avoir des index sans avoir produit

- un taureau n’ayant pas encore produit mais ayant un index génomique peut avoir un CD de 0.50.

Plus le CD se rapproche de 1, plus l’index a de précision.

Cet outil supplémentaire permet un gain de temps et de précision dans la sélection d’un troupeau.

Les maladies génétiques spécifiques à chaque race

Chaque race bovine est affectée par des maladies génétiques différentes.

A l’occasion de la remise des résultats Bovins croissance du 13 avril, Emmanuel Richier, technicien responsable du schéma génétique charolais pour l’unité de sélection CHAROLAIS UNIVERS a présenté les moyens mis en œuvre pour contenir ces tares génétiques.

Trois maladies sont identifiées :

- la DEA : mutation dysplasie ectodermique anhydrotique se traduit par des veaux venant au monde sans dent et sans poil

- le Blind : perte graduelle de vision périphérique et difficulté de vision à la tombée du jour

- l’ataxie : les animaux atteints ne présentent pas de signes à la naissance mais la maladie se déclare entre 8 et 24 mois. Cette maladie, la plus répandue en race Charolaise présente des cas cliniques se traduisant le plus fréquemment par une paralysie des membres postérieurs.

Les deux premières maladies sont très peu répandues, respectivement 0.5 % et 4 % de la population charolaise.

CHAROLAIS UNIVERS attache beaucoup plus d’importance à l’évolution de l’ataxie qui est beaucoup plus présente dans les troupeaux. Grâce au génotypage de tous les taureaux diffusés, un tri est effectué sur les mâles porteurs du gêne et sont retirés de la diffusion.

 

Equipe viande : Loïc MERSON, James VEBER et Céline ZANETTI

Tél : 03 87 66 12 46 ou françoise.bolzinger@moselle.chambagri.fr