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Détail de l'actualité

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TB, TP, Butyriques : beaucoup de variations !

Le contrôle laitier est interpellé tous les ans sur la baisse des taux (TB et TP) dès le mois de mai. Voici quelques explications.

Les données ci-après proviennent du contrôle laitier sur 400 élevages. Nous constatons que, d’après le graphique 1, la baisse des taux survient aux mêmes périodes et le phénomène se reproduit sur plusieurs années. La longueur des journées influence directement la synthèse des taux. En effet, l’augmentation de la durée du jour est défavorable. Pendant l’été, les fortes chaleurs, la baisse de l’ingestion et de la rumination ont une influence directe sur la baisse du TB.

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Il faut donc stimuler la rumination avec une ration suffisamment fibreuse, veillez au confort des animaux (température et ventilation en bâtiment) et à un abreuvement en eau suffisant. En plus des facteurs énumérés précédemment, le TP évolue en fonction de la concentration et de la valorisation énergétique de la ration. Il chute également lors des premières semaines de lactation. Pour limiter la baisse du TP, il faut donc apporter dans la ration de l’énergie et des protéines en quantité et en qualité suffisantes.

Butyriques : des comptages Mosellans trop élevés

Nous constatons que sur les 15 départements dépendants du laboratoire de Rioz, les analyses des spores butyriques dans le lait livré sont en-dessous de celles de la Moselle (source : données interprofessionnelles laiteries). La moyenne annuelle est de 1093 spores/L pour les 15 départements, alors qu’en Moselle le chiffre est de 2269 spores/L, ce qui représente plus du double.


Légende : Evolution des comptages sur 2017

Ces spores sont présentes dans le sol où sont implantées les cultures (prairies, maïs, méteil, …). La digestion des aliments n’élimine pas les butyriques, c’est pour cela qu’elles peuvent se retrouver dans le lait. Pour les éviter, il faudrait « rompre » le cycle de contamination, du champ au silo, du silo à la gueule de l’animal, des bouses au système de traite, et enfin de la traite au tank à lait. Il faut donc éviter de ramasser de la terre lors des récoltes et assurer une acidification rapide des fourrages (milieu défavorable pour le développement des butyriques). Il faudrait maintenir la qualité des fourrages  jusqu’à la distribution de la ration mais aussi avoir une bonne hygiène de traite et des animaux. La Chambre d’agriculture vous propose d’analyser, en laboratoire, la teneur en butyriques de vos bouses et de vos fourrages. L’objectif est de vous proposer une démarche de conseil permettant de réduire et maîtriser ce critère de paiement du lait.

Camille ROTH,  stagiaire service élevage
Arnaud GRESSET, responsable d’équipe lait
Service élevage
Tél : 03.87.66.12.46
mail : arnaud.gresset@remove-this.moselle.chambagri.fr