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Toujours plus près...

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Pince N-Tester

Représentant 30 à 50 % des charges d'approvisionnement selon les cultures, le poste fertilisation azotée doit faire l'objet d'une attention toute particulière.

Les leviers d'optimisation disponibles (outre le prix que l'agriculteur ne maîtrise pas), sont donc la dose totale, la modulation, ou encore le fractionnement au plus près des besoins des plantes pour une valorisation optimale.

 

 

 

Le principe

Chaque semaine, l’INN est mesuré au champ grâce à l’outil N-tester. Le N-Tester mesure optiquement la teneur en chlorophylle des feuilles qui est fortement corrélée à l'état de nutrition azotée de la plante. La moyenne de ces données correspond à une valeur (INN) qui permet d’estimer si un apport d’azote est nécessaire en fonction du stade de la culture grâce au schéma ci-dessous :

- A chaque mesure, si l’INN passe dans la zone rouge et que les prévisions météorologiques sont favorables à l’assimilation de l’azote (pluie > 10 mm annoncée) on déclenche un apport

- Si l’INN est dans la zone verte ou bleue aucun apport n’est déclenché

 

Zoom sur la parcelle 

L’essai a été mis en place sur une parcelle de blé d’hiver précèdent colza ayant reçu un apport organique en interculture. L’objectif est de comparer la stratégie d’apport classique de l’agriculteur à la méthode INN en déclenchant un apport uniquement si l’indicateur passe sous le seuil (zone rouge) et si l’apport est suivi d’une pluie.  Le graphique ci-dessous exprime les résultats de ces deux modalités.  

 

Résultats d'essai INN / pratique agriculteur

En pratique classique (courbe rouge) l’agriculteur avait déjà apporté 40 u fin février puis 90 u début avril. Si on la compare avec la modalité INN, nous pouvons constater que cette parcelle de blé n’a exprimé un besoin en azote seulement à partir de début avril, période où l’INN est passé sous le seuil critique. L’apport de 60 u et les précipitations qui ont suivi ont permis une bonne valorisation de l’apport qui s’exprime par la remonté de l’INN. Bien entendu, c’est le rendement qui donnera la conclusion finale ! En attendant, cette méthode permet de répondre au plus près des besoins de la culture afin d’éviter des apports superflus. Une technique qui permettrait d’optimiser les pratiques et les dépenses !
 

Anaïs DUDAS, conseillère spécialisée agronomie - Service agro-environnement
Tél : 03 87 66 12 44
Mail : anais.dudas@remove-this.moselle.chambagri.fr