Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Agriculture de conservation : se structurer pour mieux progresser

Agriculture de conservation : se structurer pour mieux progresser

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Depuis 2015, plusieurs exploitants en agriculture de conservation ont décidé, avec l’appui de la Chambre d’agriculture de Moselle, de constituer un Groupement d’intérêt économique et environnemental (Giee) pour progresser, se former et communiquer sur leurs techniques.

L’agriculture de conservation, les agriculteurs du groupe la pratique pour certains depuis plus de quinze ans. Mais chacun sur sa ferme il est plus difficile de tout tester. En se fédérant, ils souhaitent se structurer pour mieux coordonner leurs essais, partager leur expérience sur ces techniques et sécuriser leurs systèmes vis à vis des problématiques de réduction d'emploi des produits phytosanitaires et d'amélioration de la durabilité des sols.

Premier GIEE de Moselle

La première étape, en 2015 a été de candidater pour être reconnu en tant que GIEE. Ce fut chose faite le 8 septembre 2015. Une première pour un groupe d’agriculteurs en Moselle. Le nom du GIEE reflète d’ailleurs son programme « Agriculture de conservation : du semis direct sous couvert à l’agriculture durable ».

Deuxième étape, preuve du dynamisme du groupe, l’adhésion à l’Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable (APAD), et la création de la section nord Est correspondante.

Enfin, pour disposer de fonds pour mettre en œuvre des actions, l’APAD nord Est a fait les démarches, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de la Moselle, auprès de la DRAAF Grand Est et de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse.

Le projet

Avec ses subventions, l’APAD nord Est a pu se doter de l’appui d’un conseiller de la Chambre d’agriculture de Moselle pour acquérir des références locales. Ainsi, des essais sont menés pour adapter les techniques de l’agriculture de conservation au territoire hétérogène sur lequel est implanté le GIEE : du sable de la vallée de la Moselle aux sols argileux hydromorphes du plateau lorrain en passant par les limons profonds du Pays haut.

Les financements obtenus permettent aussi de faire intervenir des spécialistes du sol et de l’agriculture de conservation : Alfred Gassler, Odette Menard, agronomes du MAPAQ (Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation du Québec). La dernière conférence en date organisée par l’APAD nord Est est l’intervention de Thierry Tétu, enseignant chercheur à l’université de Picardie Amiens et aussi agriculteur en semis-direct sous couvert. La journée avait pour thème : gestion de l’azote en SDSC, implantation sans glyphosate et son approche en matière d’analyse et suivi des valeurs chimiques des sols.

Des animations sont également organisées, comme des démonstrations de matériels ou des mini-profils de sol. Cette méthode intermédiaire entre le test bêche et le profil cultural consiste à prélever un bloc de sol avec les palettes d'un chargeur télescopique. Elle est moins destructive qu'un profil cultural et permet de mieux observer la structure et l'enracinement comparée au test bêche.

Enfin, le groupe souhaite communiquer auprès du grand public avec des portes ouvertes à la ferme, via la presse. Il a d’ailleurs été présent à la Cop21 en mars 2015 pour montrer comment l’agriculture peut répondre à la problématique du « réchauffement climatique » et il est aussi présent au Salon International de l’Agriculture.

 

Intervention d’Odette Menard

 

Samuel VUILLAUME, conseiller agronomie, Service agro-environnement
Tél : 03 87 66 12 44
Mail : samuel.vuillaume@remove-this.moselle.chambagri.fr