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Bovins lait

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La Chambre d’agriculture accompagne les éleveurs laitiers en proposant des suivis techniques et/ou des conseils ponctuels sur les différents aspects de conduite du troupeau.

Ces accompagnements s’adressent à tous les éleveurs laitiers du département, adhérents ou non au contrôle de performances.

Elevage des veaux et des génisses

Votre contact :

Jean-Marc KILBOURG
Tél : 06 33 15 39 96
mail : jean-marc.kilbourg@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

Acheter ou élever ? Si la place n’est pas un facteur limitant et à condition de viser un bon GMQ, élever permet d’économiser 500 €/bête, sans compter les facilités au niveau sanitaire.

A quel moment intervenez-vous ?

Jean-Marc Kilbourg : de la naissance à la mise à la reproduction. La mise à la reproduction peut s’étaler de 17 à 26 mois selon les pratiques des éleveurs. Une mise à la reproduction tardive peut se justifier lorsqu’il y a des prairies à valoriser. Par contre les vêlages tardifs sont gênants lorsqu’ils sont subis, car les génisses monopolisent de la place et du fourrage. L’insémination a lieu en fonction d’un poids plutôt qu’en fonction de l’âge. Une fois 60 % du poids adulte atteint, l’animal peut être inséminé. Si rien ne justifie de retarder la mise à la reproduction, il est possible d’atteindre le poids minimum pour l’IA vers 17 mois. L’idée est de maîtriser un bon GMQ sur le début de vie des animaux pour une bonne productivité des VL. Une génisse bien conduite a plus de chances de rester dans le troupeau (pas de graisse mammaire, bonne capacité d’ingestion…).

Quel est le moment critique ?

JM.K : Les premières semaines. C’est à ce moment qu’il y a le plus de pertes. La phase lactée, qui dure de 0 à 9 semaines en moyenne, est décisive. Il y a tout un protocole à respecter : il faut faire attention à ce que le lait soit à bonne température, ne pas le mélanger à de l’eau, maîtriser les quantités distribuées. Donner de trop grosses quantités de lait aura un effet néfaste sur le veau. Il ne développera pas sa capacité d’ingestion, ce qui risque d’entrainer de mauvais GMQaprès sevrage et le développement de la mamelle risuqe d’être réduit par un stockage de graisse dans celle-ci. Il faut aussi être vigilant sur l’ambiance du bâtiment pour éviter toute propagation de maladies.

Nutrition

Votre contact :

Arnaud GRESSET
Tél : 06 75 27 55 93
mail : arnaud.gresset@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

Choisir des concentrés adaptés aux fourrages récoltés chaque année, tout en tenant compte des variations des coûts des matières premières : voilà le challenge que doivent relever les éleveurs plusieurs fois/an. C’est aussi la spécialité d’Arnaud Gresset.

Qu’est ce qui pousse les éleveurs à faire appel à vous ?

Arnaud Gresset : Deux raisons principales à cela. La première quand les performances des animaux ne correspondent pas à l’objectif de l’éleveur ou à la ration mise en place (baisse de la production, pas de TP ou TB). On travaille sur du vivant, donc on n’a pas toujours la réponse que l’on attend. La seconde raison, lorsque les charges alimentaires sont trop élevées. Que peut-on économiser sans dégrader la performance des animaux ? L’Institut de l’Elevage nous donne des grilles de comparaison par système (bio, intensif, etc.) …car la performance s’apprécie selon les objectifs de chacun. Dans certains cas, le gain sur le poste aliment oscille entre 30 à 40 %.

Quelles réponses pouvez-vous apporter ?

A.G : J’essaye d’identifier la ou les causes du problème. J’analyse par périodes pour voir quand ça dérape (au pâturage ou alimentation hivernale et par stade de lactation) et j’essaye de démêler les facteurs imbriqués. Une mauvaise digestion peut être liée à la façon de distribuer la ration ou à sa qualité. Si c’est pour distribuer la ration et qu’au final elle se retrouve dans le fumier ce n’est pas la peine. Pour vérifier, je passe les bouses à la passoire. Instantanée, la méthode permet de confirmer un dérèglement alimentaire. Lorsque j’interviens pour la campagne en cours, il faut « faire avec », on corrige comme on peut… mais les résultats peuvent être rapides. Pour la campagne suivante, il est plus facile de prévoir et d’engager un travail sur la qualité des fourrages. Au-delà de ça, choisir des concentrés adaptés aux fourrages récoltés chaque année, tout en tenant compte des variations des coûts des matières premières : voilà le challenge que doivent relever les éleveurs plusieurs fois/an. Mon rôle est de les aider à faire leur choix ou à les conforter.

Qualité du lait

Votre contact :

Laurent COMTE
Tél : 06 81 26 09 71
mail : laurent.comte@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

 < 250 000 cellules/ml. C’est le chiffre préconisé par les laiteries. Or l’augmentation des volumes de production par exploitation a plutôt tendance à freiner la réforme des vaches à qualité cellulaire moyenne. Remise en question avec Laurent Comte.

Comment réglez-vous un problème de qualité du lait ?

Laurent Comte : Je commence par réaliser un diagnostic avec l’éleveur. Je fais attention à la propreté des animaux, à l’entretien de l’espace de couchage et de vie des bêtes. Avec les documents du contrôle laitier que j’étudie avant mon passage sur l’exploitation, je complète l’approche du conseiller habituel de l’éleveur. On est aussi là pour anticiper, agir en préventif plutôt que guérir…car qui dit antibiotiques, dit coût.

Un exemple d’intervention ?

L.C : Je vais prendre le cas d’un agriculteur entré dans le plan cellule en novembre. Le tarissement a été revu, animal par animal. La période du tarissement est capitale. Elle va permettre d’assainir la vache. Comment remettre la vache en état ? Est-ce chronique ? Peut-on espérer la guérir ou faut-il prévoir la réforme ? Tarir ou pas ? A-t-on besoin de recourir aux antibiotiques ? Comment adapter le logement? J’ai accompagné l’éleveur sur tous ces points. Il est sorti du plan en juin. Les cellules sont maîtrisées. En 6 mois il a perdu 8000 € auxquels il faut ajouter les coûts des traitements sur 100 vaches. Aujourd’hui il gagne 2 000 € de bonification laitière.

Reproduction des vaches

Votre contact :

Cédric GUTZWILLER
Tél : 06 33 55 05 11
mail : cedric.gutzwiller@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

Des objectifs surréalistes. Des marges de progression importantes. Deux constats faits par Cédric Gutzwiller, conseiller en reproduction.

Qu’est-ce qui motive les éleveurs à agir sur la reproduction du troupeau ?

Cédric Gutzwiller : J’interviens surtout lorsqu’il y a détérioration des critères IA/IA fécondante (en moyenne 2 IA/IA fécondante), ou lorsque l’intervalle vêlage-vêlage augmente sans raison apparente, ou encore si l’éleveur trouve que le pourcentage de vaches pleines en fin de période d’observation n’est pas satisfaisant.

Il ne faut pas se faire d’illusion. Agir sur la reproduction est un travail de longue haleine qui se fait au moins sur une campagne, souvent plus. Le problème de la reproduction est un problème de fond. Or justement les éleveurs sont pressés. Ils n’attendent pas pour inséminer les vaches. Beaucoup se fixent un objectif de 1 veau/vache/an. Le délai de mise à la reproduction est trop court. Or en forçant on perd 25 €/vache/insémination. En revanche, un allongement de l’IVV implique des pertes de 1 € par VL/jour. Il suffit parfois de se fixer des objectifs plus réalistes. C’est ce à quoi je réfléchis en premier avec l’éleveur.

Quel sont les précautions à prendre ?

C.G : La conduite du troupeau a plus d’impact sur la reproduction que la génétique. Il est toujours difficile de faire des généralités. On travaille au cas par cas. Disons que pour une vache très haute productrice, inutile de l’inséminer avant trois mois de lactation car son taux de réussite sera faible. Il faut une alimentation équilibrée en azote et en énergie qui correspond au niveau de production du jour de l’animal. Il faut essayer de couvrir au mieux les besoins de l’animal et limiter l’amaigrissement après vêlage.

Management de la reproduction du troupeau

Le troupeau moyen mosellan compte 55 VL. Les grands troupeaux, c’est 80 VL. Et si le point d’achoppement, c’était l’humain ?...

Quels sont les points de vigilance dans la gestion d’un grand troupeau ?

Cédric Gutzwiller : La gestion du troupeau, c’est tout un ensemble, mais il y a tellement de travail que les éleveurs ont du mal à se poser. Pourtant l’enjeu est de taille. Techniquement on trouvera toujours « un bon élément » pour telle ou telle tâche. Mais s’organiser ensemble, voilà le problème des grandes structures. L’humain c’est aussi un travail de tous les jours. Lorsque les relations entre associés se tendent, la cassure est parfois irréversible et les impacts pas uniquement financiers. Du coup, mon rôle est délicat mais j’attaque de front la question de la répartition du travail : on liste l’ensemble des actions quotidiennes ou ponctuelles, on les priorise si possible, et on définit un responsable pour chacune d’entre elles. Ce n’est pas moi qui les attribue mais les associés. L’exercice n’est jamais une perte de temps : il permet de confirmer l’existant ou réajuster ce qui a évolué (compétence et intérêt de chacun pour son travail), et techniquement ça permet de détecter des points oubliés ou faits trop rapidement.

Un conseil pour ceux qui s’apprêtent à franchir le pas?

C.G : Avant de parler statuts de la société, le plus important est de savoir si on est fait l’un pour l’autre. Les motivations à se regrouper sont multiples : s’adapter au contexte de libéralisation des quotas, optimiser la main d’œuvre, ne pas être seul, limiter l’astreinte. Au-delà de ces objectifs, qui rendent les porteurs de projets fonceurs et optimistes, il faut concrètement faire une approche qui réponde à la question : comment nous organiserons-nous ensemble au quotidien ? Jeter les grandes lignes sur le papier suffit parfois à soulever un lièvre et anticiper des désaccords de points de vue. 

Robot de traite

Votre contact:

Olivier MATHIEU
Tél : 06 33 44 35 71
mail : olivier.mathieu@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

Le robot de traite correspond-t-il à mes attentes?

Avant d’investir dans un robot de traite, il est nécessaire de faire le point, de se poser quelques questions, entre autres sur l’évolution du travail au sein de l’exploitation, en termes de main d’œuvre, d’organisation.

Mais aussi, quelles évolutions prévois-je pour l’élevage ? Quels sont mes objectifs de production ? Quelles évolutions pour le bâtiment, le système d’alimentation ? Quelles sont mes capacités financières ? Mes attentes sont-elles en adéquation avec la réalité du robot ?

Robot de traite et travail

Quel est mon objectif en optant pour le robot ? Alléger la charge de travail autour de la traite, avoir un travail moins pénible, me libérer du temps, réduire la main d’œuvre salariée, être remplacé ?

Le robot de traite permet de supprimer les astreintes liées à la traite. Il donne de la souplesse dans l’organisation de travail. Toutefois, cette astreinte horaire est remplacée par une astreinte permanente. En aucun cas, on ne peut se séparer de son téléphone portable au cas où une panne interviendrait, de jour comme de nuit.

En moyenne, on économise deux heures par jour pour un troupeau de soixante vaches laitières. Ce temps économisé doit-être en partie réutilisé :

- pour assurer la surveillance du troupeau : avec l’ordinateur plusieurs fois par jour, idéalement matin, midi et soir, pour vérifier le bon fonctionnement du robot et du troupeau : passages au robot, repérage des vaches laitière à problème….mais aussi en observant les vaches dans le bâtiment.

- pour entretenir au mieux le logement des animaux, entre paillage et raclage, afin de maintenir des mamelles propres et assurer de fait un bon état sanitaire du troupeau.

Robot et alimentation

 Le passage en traite robotisée a souvent plusieurs conséquences sur le système alimentaire : révision de la façon de pâturer, modification du mode de distribution des concentrés.

Il est nécessaire de revoir le système fourrager, et parfois augmenter les capacités de stockage. Mais robot et pâturage ne sont pas forcément incompatibles.

Robot et économie

Investir dans un robot coûte cher. Que faut-il prévoir en plus du coût de la stalle ?

En matière d’investissement, il convient d’ajouter au coût du robot tous les frais annexes. Selon les situations, il faudra prévoir : l’aire d’attente sur caillebotis, les portes de tri, le box d’isolement, les cellules et vis de convoyage pour le concentré.

En matière de coût de fonctionnement, la traite robotisée est près de deux fois plus chère qu’une salle de traite classique (exception faite du roto). Ceci est en grande partie lié aux frais de maintenance.

En conclusion pour le calcul prévisionnel, l’EBE de l’exploitation devra faire face aux nouvelles annuités déductions faites des annuités arrivées à échéance, aux frais de fonctionnement, aux investissements nécessaires (renouvellement de matériel…) et au financement des stocks.

Cultures fourragères

Votre contact :

Davaid PAULY
Tél : 06 88 13 67 74
mail : david.pauly@remove-this.moselle.chambagri.fr

 

Quel est le rôle du conseiller dans le projet ?

Marcel ALBERT : Réaliser un diagnostic global, orienté plus particulièrement sur l’élevage et les surfaces fourragères.

Pour savoir si la situation initiale est cohérente, je regarde trois critères : le produit à l’hectare dégagé par l’exploitation toutes productions confondues (lait, atelier taurillon, céréales), la maîtrise des charges opérationnelles, et l’EBE (efficacité économique).

Je replace les données par rapport à des références du réseau d’élevage lait. Il y a quatre typologies dont une en bio. Ca permet de positionner l’éleveur dans le vert, l’orange, le rouge ! Je cherche à voir comment sont valorisées les productions, s’il y en a une défaillante. Je mets en évidence ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Une étude régionale montre qu’un tiers des exploitations laitières valorise mal aujourd’hui leurs surfaces herbagères. Il n’est pas rare de rencontrer un éleveur qui produit du lait de façon intensive, complété par un atelier de taurillon engraissés à l’ensilage de maïs alors qu’il gaspille en même temps l’herbe avec des refus importants au printemps dans les pâtures et des stocks qui s’accumulent dans les bâtiments.

Comment utilisez-vous ces résultats?

M.A : Le diagnostic permet de reposer les choses à plat. C’est n’est qu’après qu’on réfléchit à la faisabilité du projet. Il peut s’agir de faire plus de lait ou d’utiliser de la place jusqu’alors inoccupée dans le bâtiment, dans un contexte de quotas. On détermine par exemple les répercussions sur le système d’exploitation et particulièrement sur le système fourrager pour un passage de 70 à 120 vaches laitières. Je cale le système d’exploitation en échangeant avec l’éleveur. Je m’arrête à la partie technico-économique. Ce travail préalable permet ensuite au conseiller d’entreprise de chiffrer le projet et savoir s’il répond aux motivations de l’éleveur (Est-ce que l’EBE dégagé va permettre de faire vivre la famille ?, etc).

Un message à faire passer ?

M.A : Je dirais qu’avant de vouloir faire plus de lait, il faut regarder si on ne peut pas faire mieux. N’ai-je pas intérêt à revoir certains postes, à dégager du temps disponible pour ma famille ? Il sera possible de faire plus, mais à quel prix ? Au-delà d’un projet quel qu’il soit, le diagnostic mettra déjà en évidence des marges de progression.

 

Groupe perspective lait 2020

A la demande d’un groupe d’élus producteurs laitiers, la Chambre d’agriculture de la Moselle a créé un groupe d’échanges entre éleveurs.

Le groupe « Perspectives Lait 2020 » s’est réuni en avril 2015 à Arraincourt. Retours sur cette première demi-journée.

Un groupe d’échanges avant tout !

Après avoir présenté individuellement leur exploitation, les agriculteurs présents ont échangé par groupe de 3-4 personnes sur les questions suivantes : « Quelles sont vos préoccupations d’un point de vue général ? Et vis-à-vis de la production laitière ? Quelles sont vos attentes vis-à-vis du travail en groupe ? ». Les réponses furent nombreuses : « La réforme de la PAC, une main d’œuvre vieillissante, beaucoup de travail, avoir une meilleure qualité de vie, connaître son coût de production, gérer au mieux la trésorerie, faut-il se spécialiser dans la production laitière ? Avec quel prix du lait et avec quelle rentabilité ? L’efficacité alimentaire, l’efficacité du travail, la contractualisation des différentes laiteries, le contexte laitier dans les pays limitrophes. ». Les échanges de pratiques et d’expériences entre éleveurs ainsi que le transfert d’informations technico-économiques entre agriculteurs et conseillers sont les principales attentes du groupe.

Un cas concret : la SCEA laitière POINSIM

En deuxième partie de l’après-midi, Pierre Simon (associé de la SCEA), a reçu le groupe sur le site de la SCEA et lui a présenté l’historique, l’organisation et le fonctionnement de la société laitière. Marcel Albert a complété son exposé en démontrant la cohérence du système fourrager et Christophe Marconnet a présenté au groupe le coût de production, le prix de revient et les seuils d’équilibres financiers du lait à partir des données des six dernières années.

Animation croisée entre les services économie et élevage

Une des forces du groupe est l’animation croisée entre les services économie et élevage de la Chambre d’agriculture pour additionner les compétences et réfléchir dans le cadre d’une vision globale du fonctionnement de l’exploitation.

En 2015, les travaux du groupe ont porté sur le calcul du coût de production et du prix de revient du lait ainsi que sur l’autonomie alimentaire de chacune des exploitations avec une mise en commun des données en novembre.

Contacts : Romain Montagné, conseiller d’entreprise, 06 80 45 83 97.  Service élevage - 03 87 66 12 46. Christophe Marconnet, responsable service économie – 06 81 74 76 01