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Quelle est la culture qui a le plus rapporté en 2018 ?

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Présenté comme ceci, c’est un peu réducteur. Une culture se place aussi, dans une suite culturale et dans un système de production. Mais cela nous permet quand même de juger sa productivité en euros et de la comparer à sa moyenne pluriannuelle et à celles des autres cultures.

Alors en 2018 le gagnant est … On va, pour garder le suspense, et en préalable, refaire le match. C’est encore frais dans nos mémoires, on se souvient : d’un début de campagne plutôt favorable pour les levés des cultures, d’un hiver très, très doux du mois janvier battant des records d’humidité.

Et pour finir d’avril à la moisson un régime d’orage qui répartit la pluviométrie de manière plus qu’aléatoire.

Conséquence de ces évènements climatiques, des rendements en dessous de la moyenne notamment dans les sols argileux hydromorphes, les sols limoneux froids et battants, et en présence de dégâts de grêle. L’autre cause est plus récurrente et moins dépendante du climat, c’est l’enherbement (gestion des adventices).

Pourtant une lueur d’espoir nait fin juillet, avec des cotations des cultures de ventes et notamment des céréales qui progressent fortement pour atteindre des sommets à la mi-août.

Depuis début février on déchante un peu, mais cette embellie sur les prix des céréales permet de sortir des marges correctes malgré la productivité en retrait (voir  graphique).

 

 

Donc, dans ce contexte favorable aux céréales et notamment aux orges brassicoles, le gagnant est bien évidement l’orge de printemps : l’orge de printemps apte en brasserie, ce qui est loin d’être le cas de toutes les orges de printemps récoltées dans le département de la Moselle.

Ces résultats tirés des références issues de « Mes p@rcelles » restent provisoires. Le prix de vente, est le principal acteur du produit et donc de la marge. Les prix de ventes définitifs ne sont pas encore connus, et le marché est encore très nerveux.
Variabilité des résultats par culture et par an.
Malgré ces précautions d’analyse, cela confirme la variabilité des résultats par culture et par an. En 2018 c’est l’orge de printemps qui est devant, en 2016 c’était plutôt les cultures d’hiver et en 2017 plutôt les cultures d’été (tournesol et maïs grain).
C’est un argument de choix pour inciter les producteurs à diversifier les cultures, dans leurs assolements.

Claude RETTEL, responsable du service agro-environnement
Tél : 03 87 66 12 44
Mail : claude.rettel@remove-this.moselle.chambagri.fr