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Détail de l'actualité

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Vaches allaitantes : bien estimer les besoins hivernaux pour anticiper

Un amaigrissement entraîne inévitablement une forte déminéralisation des animaux

Après vous avoir donné les clés pour estimer vos stocks fourragers*, une démarche vous est proposée pour estimer les besoins de votre troupeau allaitant.

Il est nécessaire d’estimer les effectifs moyens par catégorie au cours de cet hiver. Cet exercice implique une prévision des réformes et des ventes en élevage et boucherie à réaliser jusqu’à la mise à l’herbe.

Evaluer ses besoins pour se prévenir d’un manque de fourrages

Le tableau ci-après précise les besoins journaliers des différentes catégories animales du troupeau.

Selon la date de rentrée des animaux en bâtiment et la catégorie, la durée d’hivernage peut varier de 160 à 180 jours.

Selon le nombre moyen d’animaux par catégorie, la durée de présence en hiver ou jusqu’à la vente pour les taurillons, et la consommation journalière, vous pouvez estimer l’ensemble des besoins du cheptel.

La comparaison aux stocks vous permet d’apprécier le taux de couverture des fourrages. En cas de fort déficit, il est important d’anticiper les solutions à mettre en œuvre en privilégiant les animaux à forts besoins.

Besoins des animaux Charolais par catégorie (kgMS/j). Source : EDE57
 

Il est important de faire un bilan fourrager pour anticiper un éventuel manque de fourrages. En cas de manque, il est plus judicieux d’incorporer plus de concentrés ou de coproduits dans la ration sur une longue période et économiser des fourrages, plutôt que se retrouver sans stock avant la mise à l’herbe.

Ne pas sous alimenter votre troupeau

Il est coutume de dire que la vache allaitante a des spécificités physiologiques pour faire face aux périodes de sécheresse.
Cette affirmation n’est avérée que si l’animal n’est plus en production et si cette période n’est pas trop longue.
Un grand nombre de troupeaux ont été affouragés en pâture cet été. Deux fourrages étaient utilisés : foin à volonté ou bien paille + aliment liquide. Le foin permet en partie de faire face aux besoins des vaches nourrices.
Mais en ce qui concerne la paille mélasse, de gros déficits sont constatés. Un déficit de + 3.5 UF/j entraîne une perte de poids vif de l’ordre de 50 kg sur une période de deux mois pour une vache en fin de gestation.
Un amaigrissement entraîne inévitablement une forte déminéralisation des animaux. Le déficit minéral provoque des troubles métaboliques comme de la rétention placentaire, une production laitière amoindrie, des veaux qui manquent de vigueur à la naissance…
Il convient de rester vigilant à l’apport minéral, plusieurs formes de distribution existent mais leur efficacité et leur coût sont très différents.

Pour d’autres informations complémentaires n’hésitez pas à contacter les conseillers.

Loïc Merson, James Veber et Céline Zanetti
Service élevage
Tél : 03 87 66 12 46

*parution du 12 octobre en ligne sur https://moselle.chambre-agriculture.fr/votre-chambre/nos-insertions/

Venez discuter alimentation !

Si vous voulez discuter de l’alimentation de votre troupeau avec des conseillers, un nutritionniste et entre vous, RDV jeudi 29 novembre à 13h30 au GAEC OSTER à Marange-Zondrange (2 rue de la forêt).
Nous étudierons la question de l'exploitation et nous vous donnerons des pistes pour équilibrer votre bilan fourrager.